CROISIERE
VIRTUELLE ENTRE TROIS VOILIERS |
|
|
|
| Prenons trois équipages sur trois
bateaux différents dans le ports d'échouage de Jard-Sur-Mer
: Un Dufour 2800 de 1,5 mètre de tirant d'eau. Un Edel 6 de 1 mètre de tirant d'eau. Un Océanix de 0,35 mètre de tirant d'eau. |
|
|
| Ces trois équipages ont bizarrement une
envie subite de rejoindre par la mer Ars en Ré. Comme n'importe
quel plaisancier moyen, ils n'ont, bien sûr absolument
rien à faire dans ce petit port à écluse jouxtant le
très communément franchouillard petit village d'Ars,
dont la seule curiosité locale est d'y croiser parfois,
au détour d'une ruelle, trois ou quatre snobs, qui n'ont
eux même rien à faire là, hormis le faite qu'on leur a
dit que c'est tendance d'y être, puisque, la preuve,
déjà quelques personnalités y sont, et font d'ailleurs
flamber le marché de l'immobilier local, au point que le
plus péquenaud neuneu du coin n'a plus de quoi s'acheter
son litre de rouge pour oublier sa misère, vu qu'il doit
désormais payer l'impôt sur la fortune. Une fois sur place, nos trois équipages auront tout de même, la douce sensation de se rendre compte de la chance qu'ils ont, de ne vivre ce cahot social que de l'extérieur. |
![]() |
|
Le départ aura lieu le vendredi 6
juillet 2007. Coefficient de marée 73 Haute mer à 8h26 du matin (4,55m) Basse mer à 14H38 du matin (1,4m) Nous
prendrons pour cette traversée un vent de sud-est de
force 4. Après une mesure de hauteur d'eau, l'équipage de l'Océanix sait que son bateau flottera environ 3h10 après la basse mer, alors que celui de l'Edel 6 et du Duffour 2800 devront attendre respectivement 3h30 et 4h10 après la basse mer. C'est donc à 5h30 que l'Océanix appareil, sous le regard de l'équipage de l'Edel en train de commencer à préparer les voiles de leur bateau. Les équipiers du Dufour sortent juste leurs têtes de leurs couchettes, encore à un mètre au-dessus du niveau de l'eau, réveillé par la pétarade du hors bord de l'Océanix. Ces derniers ont d'ailleurs du mérite pour avoir échoué leur bateau à Jard. Il aurait été plus simple de trouver une place à Bourgenais (à 5 milles plus au Nord Ouest.) Mais alors, il aurait fallu partir 1h20 plus tôt pour compenser le retard pour aller jusqu'à Ars en Ré... L'Océanix est à environ 1,5 mille de Jard lorsque l'Edel, à son tour, coupe son moteur, et s'élance du port de Jard, à la poursuite du dériveur. Celui-ci, plus petit de flottaison, moins puissant, et avec moins de surface anti dérive, ne peut rivaliser avec la vitesse de l'Edel. Mais l'Océanix, parti plus tôt, profitera un peu plus des courants favorables. Ainsi, s'est vers 10h00, que les deux bateaux devraient approximativement se retrouver ensemble, à l'approche de la bouée du Bûcheronm qui indique l'emplacement du chenal d'accès. Il leur restera ensuite 1,5 milles à parcourir au grand largue, puis 2 milles, vent de travers pour rejoindre l'écluse du bassin d'Ars en Ré. A ces allures, la vitesse des deux bateaux devrait dépasser les 5 nuds, toujours avec un avantage voisin de 0,2 à 0,4 nuds pour l'Edel. A ce régime l'Edel devrait arriver à 10h38 avec peut-être un peu moins de 3 minutes d'avance sur l'Océanix. Le Dufour, lui, vire la bouée du Bûcheron 30 minutes après les deux premiers. Durant sa remonté vers Ars, sa vitesse proche de 6 nuds devrait lui permettre de gagner un peu moins de 5 minutes sur ses prédécesseurs. Il ne pointera son étrave dans l'écluse, qu'au environ de 11 heures, sous le sourire narquois de l'équipage de l'Edel et le regard cerné par le manque de sommeil de celui de l'Océanix. Il était temps! Nous sommes en effet 2h30 après la pleine mer, et pour maintenir un niveau d'eau suffisant dans le port, les portes du bassin de la criée se referment derrière le tableau arrière du Dufour. |
| Que se serait-il
passé dans la réalité? A 9h30, nous sommes 1 heure après la
pleine mer. La hauteur d'eau est encore voisine de 4,3
mètres. Le banc du Bûcheron, qui barre l'accès du Fier
d'Ars, d'une hauteur de 2,6 mètres n'est pas encore un
obstacle pour l'Océanix, car il est encore recouvert de
1,7 mètres d'eau. Durée du périple : |
| Et si nos amis étaient partis pour La Rochelle...? |
| Là encore, bizarre idée que d'aller
dans ce port aux bateaux ventouses, et ou les autochtones
du coin, les bras grands ouverts, et le sourire aux
lèvres, vous vendent l'eau au prix de l'essence et l'essence
au prix du parfum... Rude pays que celui-ci, ou quand on
achète une manille, on gratte voir un peu l'inox pour
vérifier qu'il n'y ait pas de l'or en dessous. Mais..., La Rochelle..., quel doux nom salé... Des coups à se prendre, en voyant approcher les tours du vieux port, pour un vieux loup de mer anglais, mille tempêtes derrières lui, toujours le sabre au clair, et en train d'hurler « God save The Queen », venant jusquici, juste pour se prendre son boulet de canon dans les tripes, que les fins artilleurs français ne manquent jamais de tirer sur les têtus royalistes protestants aux cerveaux dissout par le scotch écossais. |
![]() |
|
|
|
En route vers le pont de l'Ile de Ré, c'est
donc devant la bouée du Bûcheron que l'Edel double l'Océanix
vers 9h50. Vers 11h10, c'est au tour de l'équipage du
Dufour de pouvoir saluer l'Océanix en regardant par l'arrière
de leur bateau. Les deux voiliers sont alors devant Saint
Martin. Plus tard, c'est encore le Dufour 2800 qui aura le privilège de passer le premier sous le pont de l'Ile de Ré, juste après avoir doublé l'Edel 6,60. Au total les horaires approximatifs
d'arrivés des trois bateaux sont les suivants : |
| Et par vent
arrière ? Toujours
avec un vent de force 4, on peut estimer les vitesses
comme indiqués. Si on néglige les courants, on
constate que nos trois bateaux arriveront presque
ensemble (un peut avant 11h00 à La Rochelle. Avec
cependant toujours des temps de navigation plus longs
pour les plus petits voiliers : |